A La Une


Le luxe selon Renaud Pellegrino

Un magicien des couleurs et des matières


Il recherche une harmonie de style, un rythme d’allure dans l’espace, une gestuelle naturelle et élégante où le sac posé doit être visuellement parfait pour avoir sa place dans un décor. Magicien des couleurs et des matières, il a marqué son époque. De sa lancée chez Carita en 1970, à la boutique du rez-de-chaussée du célèbre salon de la rue du Faubourg Saint-Honoré, en passant par sa période YSL - 1976 1983 – où il lancera des succès, tel le sac cardinal, ou sa première boutique rue Saint Roch -1984 - il retournera à ses premières amours, après un intermède malheureux avec les japonais, en s’installant au 14 rue du Faubourg-Saint- Honoré, enfin pour le plus grand plaisir des femmes, il revient s'installer au 149 rue Saint- Honoré. Connu des aficionados, des collectionneuses, des addicts de sacs bijoux, il est artiste autant qu'artisan puisque ses pièces sont entrées dans les collections permanentes du Musée des Arts décoratifs.

Qu’est-ce que le luxe pour vous ?

Vivre ce que l’on aime, et créer ce que je veux.
Il y a plusieurs sortes de luxe. Il faut savoir le lire, le reconnaître !

Quel est le comble du luxe ?

Pouvoir continuer à créer sans contraintes en gardant son enthousiasme.

Le luxe dont vous ne sauriez-vous passer ?

De ne plus pouvoir faire ce que je fais.

Quelles sont vos passions ?

J’aime les couleurs, qui me dynamisent, me font voir la vie plus belle. J’aime également le cinéma – travaillant pour beaucoup d’artistes -. J’aime aussi la terre, qui me vient de mon enfance, et j’espère un jour retourner à cette passion et devenant céramiste.
Bien entendu, j’aime créer mes sacs.
En un mot, je cultive mon métier.
Juin 2013