 | Fabian de MONTJOYE |   | Il est tombé tout petit dans la marmite du passé et n'en est pas encore ressorti. Sa mère, pour le consoler de ses premiers chagrins, lui passait dans les cheveux de longues et fines mains chargées de bagues Renaissance. Son père, antiquaire en province, grand amateur de sculpture Haute Epoque, était aussi un amoureux des vieilles pierres.
C'est ainsi qu'il passa son enfance serré entre les murs couverts de lierre et d'histoire d'un donjon de famille aux frontières de la Marche et qu'il devint, à son tour, collectionneur de rêves et de légendes. Après des études d'Histoire à Toulouse (Lycée Fermat) et à Paris (Lycée Henri IV), il passa et obtint le concours de l'Ecole Nationale des Chartes qu'il intégra en 1985. Mais là, la contrainte avait banni le rêve avec la liberté.
En 1989, à l'issue de son cursus, trouvant la filière trop austère à son goût, il quitta l'E.N.C. pour le secteur privé et passa deux ans à l'Institut National de Gemmologie de Paris, afin de parfaire ses connaissances en pierres précieuses.
En 1991, il ouvre une première galerie à Paris, au Village Suisse, où il débute comme antiquaire généraliste. Depuis 1997, il tient une galerie rue Saint-Honoré, où il a choisi de se spécialiser dans les bijoux anciens et, plus spécifiquement, dans les bagues de l'Antiquité à nos jours.
Mais la passion de l'histoire le tient toujours. Il collectionne les chartes médiévales et, parallèlement, se consacre avec passion à l'étude des insurrections royalistes de l'Ouest durant la Révolution française. Le titre dont il s'enorgueillit le plus, est celui de correspondant parisien et de collaborateur actif du Souvenir Chouan de Bretagne. C'est en témoin détaché qu'il s'étonne des paradoxes du monde moderne, sans oublier de rappeler à l'occasion que "celui qui oublie son passé, se condamne un jour à le revivre !"
Fabian de MONTJOYE, Décembre 2004 | |
 |  | | Le luxe selon Olivier Barrot D’évidence, le luxe c’est le rare. Ce qui ne se donne qu’aux clairvoyants, et qui le plus souvent n’entretient aucun rapport avec l’argent. Des exemples ? Moi qui suis amateur de livres et de voyages, je songe à deux expériences faciles à mener et à partager. Quant à la littérature, je tiens que la plus luxueuse collection qui soit ne propose ni livres reliés et numérotés, aucun papier de prix, aucune illustration d’artiste.
C’est une collection de poche, « Poésie » de Gallimard, cinq cents numéros à peu près, qui rassemble peu ou prou tout ce qui s’est écrit en matière poétique depuis le siècle de Périclès jusqu’à nos jours, sous toutes les latitudes. |
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