L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent, une exposition Haute Couture

Inauguré il y a tout juste un an, le Musée Yves Saint Laurent Paris présente sa première exposition temporaire thématique.
Yves Saint Laurent dans son appartement, 5 rue de Babylone, Paris, 1977 Arrière plan : bouddha en bois laqué or et rouge de la dynastie Ming, XVIème siècle © Photo André Perlstein Collection privée

Rassemblant une cinquantaine de modèles haute couture inspirés de l’Inde, de la Chine et du Japon, mais aussi des objets d’art asiatiques prêtés par le Musée Guimet et des collectionneurs privés, cette exposition, intitulée « L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent », offre un regard inédit sur le travail du couturier.

Les voyages imaginaires

Yves Saint Laurent, croquis d’illustration, Musée Yves Saint Laurent Paris © Yves Saint Laurent

S’appuyant principalement sur les nombreux ouvrages qu’il possède, Yves Saint Laurent aimait dire qu’il tirait la majeure partie de son inspiration de ce qu’il qualifiait de « voyages imaginaires » ou « immobiles ». Au fil de ses lectures, mais aussi grâce à une approche directe des objets d’art, le couturier se laisse emporter par le folklore et les coutumes locales de lointaines contrées pour offrir une représentation sublimée de la tradition vestimentaire. Parmi ses « voyages imaginaires », l’Asie est omniprésente.

La tradition revisitée


Dès sa première collection du printemps-été 1962, Yves Saint Laurent réinterprète les vêtements de la garde-robe impériale indienne en proposant notamment une vision élégante et féerique des somptueux manteaux des souverains de l’Inde du nord. De la Chine Impériale, Saint Laurent imaginera sa collection de l’automne-hiver 1977. Une collection largement inspirée du monde du théâtre, avec des créations dont l’esthétisme vise avant tout à souligner les mouvements du corps. Épris de culture japonaise, et en particulier par le théâtre Kabuki, il va tout naturellement choisir de revisiter le vêtement traditionnel qu’est le kimono.

L’histoire d’un parfum


De ces voyages en Asie, Saint Laurent ramène aussi des souvenirs olfactifs qui influencent son travail sur le parfum. Le sulfureux Opium est l’un d’entre eux. Très impliqué dans sa création, Saint Laurent dessine, écrit et valide chaque étape du processus de fabrication. L’exposition est l’occasion de découvrir des dizaines de dessins et documents qui n’ont pour la plupart jamais été présentés au public.
Septembre 2018
Par La rédaction
Du 2 octobre au 27 janvier 2019
Musée Yves Saint Laurent Paris, 5 avenue Marceau, 75116 Paris
https://museeyslparis.com/

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