Cet ancien fortin, construit en 1810 par le vice-roi d'Italie quand Napoléon Ier en était le souverain, se situe dans une de ces provinces de la Péninsule que les Français méconnaissent.
Une belle à l'écart
Les Marches (rien à voir avec son homonyme limousine, la Marche) sises au bord de l'Adriatique, demeurent une belle à l'écart. Et pourtant, que de splendeurs au cœur de villes comme Ascoli, comme Urbino, comme Jesi, lesquelles ne figurent pas dans beaucoup de nos guides touristiques.
Le
Fortino Napoleonico fait face à la mer, dans un paysage vallonné qui ressemble à la Toscane.
Couronné d'une terrasse somptueuse et décoré d'objets militaires naguère martiaux et aujourd'hui inoffensifs, il incite aux plaisirs balnéaires et familiaux.
C'est que les Marches ont beaucoup à offrir, elles aussi. Saisons d'opéra dans la moindre cité, pinacothèques et musées, bourgs perchés et cernés de murs comme Corinaldo, révélation assurée pour le visiteur.
Et puis, la région pratique une sorte d'artisanat industriel : c'est là que des villages se consacrent aux chemises sur mesure, à la confection de costumes pour homme, sans oublier les grandes manufactures internationales
Tod's et
Prada, installées à un jet de pierre de l'hôtel dans de magnifiques structures architecturales. Et à côté, les magasins d'usine, tout à 50 %, redoutables pour les amateurs : si l'on entre, on achète, nécessairement.
 |
Cet article est paru dans
SENSO |