Le luxe selon Alain-Dominique Perrin

Les Must de Cartier, c'est lui, la Fondation du même nom, le rachat d'EDC en 95, encore lui, Sup de Luxe et Sup de Goût,  toujours lui. Hédoniste convaincu et amateur de bons vins, iAlain-Dominique Perrin a acheté en 1980, le Château Lagrézette, dans le vignoble de Cahors et produit le vin éponyme. A la base du développement de la gamme des Must de Cartier, il y a gravi tous les échelons, devenant en 81 Président de Cartier International et de Cartier S.A, après avoir commencé en 69 en tant qu'attaché commercial. Ayant quitté en 2003 ses fonctions de C.E.O du Groupe Richemont, il en reste administrateur exécutif, avec 1200 magasins. Homme de passions et de combat, Alain-Dominique Perrin est un globe- trotter qui n'a pas sa langue dans sa poche.  Luxe-Magazine lui a posé les trois questions rituelles sur le luxe ! 
Quelle est votre définition du luxe ?

Le luxe, je ne le définis pas. La seule chose que j'accepte de dire c'est que le luxe a une valeur relative. Le luxe étant par définition une notion personnelle, chacun trouve son luxe !

Votre propre luxe ?

Aller passer un mois et demi en Mer du Nord pour me frotter à de vraies valeurs, sans sophistication aucune.
Mais mon vrai luxe c'est la liberté. La liberté de pouvoir dire et faire ce que je veux, sans compromissions. J'ai un franc-parler que j'ai toujours conservé.

Quel est le luxe dont vous ne sauriez vous passer ?

Un certain confort, et surtout l'Art, qui fait partie de ma vie .J'ai besoin d'être entouré de créations, cela fait partie intégrante de ma vie. Sinon, sans avoir été abîmé par l'argent. J'avoue être un consommateur total, et avoir un côté provocateur, qui m'amuse.

Et votre comble du luxe ?
La connerie
Septembre 2007