Voyages & Croisières


Sur la route du soleil, une adresse confidentielle pour les «happy few»

Les beaux jours sont enfin là, mais vous ne voulez pas vous éloigner de Paris ? Ou à l’inverse, vous venez à Paris depuis le Sud de la France ? Quoiqu’il en soit, empruntez sans faute la Nationale 7 chère à Trenet, et trouvez un bon prétexte pour une étape gourmande et une escale ressourçante en Sologne : cap sur l’Auberge des Templiers !

Parenthèse dans un havre de verdure



Voici plus de sept décennies que les Relais et Châteaux (ex « Relais de Campagne ») inauguraient les huit étapes reliant Paris à la Côte d’Azur par la désormais légendaire Nationale 7. La première étape du parcours, qui est aujourd’hui la seule à subsister, est l’Auberge des Templiers. Depuis lors, ce lieu idyllique et campagnard rayonne de ses cinq étoiles, et offre dès le printemps une salvatrice bouffée d’oxygène, parenthèse de tranquillité et remède souverain à l’effervescence des « grandes cités toutes excitées », dixit le poète.

Des valeurs sûres et intemporelles



A peine quittée la route, c’est comme un saut dans le temps : le gravier crisse sous les roues, on prend une grande bouffée de cet air pur et revigorant, avant de pénétrer dans le corps de ferme du 18è siècle qui abrite bar cosy et restaurant gastronomique, puis d’emprunter les allées ombragées qui parcourent les 6 hectares de parc luxuriant, et où se nichent trois charmantes maisons bourgeoises : la chaumière, toute en rondeurs, la petite maison entre les arbres et, au fond du parc, la longère, au pied de la grande piscine. Qu’importe la taille de la chambre : baignoire, vue sur le parc ou sur la piscine, literie XL et, surtout, esprit « cottage » dépaysant sont au rendez-vous.


Du nouveau sous le soleil… et en cuisine



Qu’on se le dise, le jeune Chef belge Martin Simonart a fait son entrée à l’Auberge des Templiers ! L’événement mérite d’être salué comme il se doit : ce jeune chef de 29 ans, originaire de Belgique, a fait ses armes en France sous la houlette de Jean-Pierre Jacob, au Bateau Ivre à Courchevel. Il y passera dix années, pendant lesquelles il se verra nommé à 24 ans chef exécutif du Bateau Ivre au Bourget du Lac, lui conservant brillamment ses 2 macarons Michelin. En 2018, après la fermeture de l’établissement, la rencontre avec Guillaume Dépée, propriétaire de l’Auberge des Templiers, sonnera comme une évidence : esprit de famille, échanges quotidiens, essayer, goûter… Toutes les conditions étaient réunies pour permettre au jeune prodige d’exprimer la quintessence de son talent !

Vous avez dit « révolution » ?



Au final, la première carte du talentueux Martin Simonart reste fidèle aux fondamentaux que lui a transmis son mentor, tout en exprimant sa propre personnalité. Sa créativité et son goût pour les techniques culinaires actuelles font souffler un vent de nouveauté sur les cuisines de l’Auberge des Templiers. Au cœur de cette révolution gustative, le souci du produit de saison, qu’il s’agisse des légumes autour desquels il compose des variations selons les textures et les cuissons, des viandes – on attend de découvrir le gibier à l’automne ! –, de son incroyable foie gras présenté en « soupe sèche », ou du fromage unique mis à l’honneur selon la saison et accompagné d’aromates (exit le traditionnel plateau de fromages de naguère, relégué au rang des vieilleries). Bien entendu, le soufflé est toujours à la carte et un grand moment, pour les gourmets. C’est donc une nouvelle étape que l’établissement aborde, sur le long chemin déjà parcouru depuis sa création par les grands parents de Guillaume Dépée en 1946. Le sens de l’accueil qui a présidé à sa création ne s’est pas démenti, et se déploie désormais dans une conception moderne de l’hôtellerie du 21e siècle, tout en restant fidèle à sa philosophie d’origine. Rien moins que prometteur !
Mai 2018
Par Katya PELLEGRINO


Mon avis :
Un lieu hors du temps et si près de Paris... Ici on oublie tout, on se réoxygène, on déstresse et on prend le temps de respirer en se déconnectant  !
Un plaisir évident qui s'accompagne de la gentillesse de l'accueil aussi bien de Guillaume Dépée le propriétaire, que de son directeur Stanislas ou du personnel
Un des bonheurs : se réveiller le matin avec le chant des oiseaux en prenant son petit-déjeuner sur sa terrasse entourée de nature et le soir, après un apéritif près du feu de cheminée en hiver et à l'ombre des pins en été, se régaler de la cuisine de Martin Simonart, le nouveau jeune chef prodige et talentueux.
Je ne saurais trop vous recommander pour les amateurs de soufflé, d'en commander ici. Un régal, entre autres plats !

Adresse: 20 Route Départementale 2007 - 45290 Boismorand
Tél: +33 2 38 31 80 01
http://www.lestempliers.com/fr/