Un week-end sous le signe du luxe au Peninsula Shanghai
Passée sans transition d’une tradition millénaire à un retour progressif au capitalisme avec l’avènement de Deng Xiaoping, la Chine aujourd’hui, en quête de signes extérieurs de richesse, ouvre grand ses frontières au luxe occidental, notamment à Pékin et Shanghai. Une récente culture du beau, une clientèle élitiste, une nouvelle vision du luxe incitent aussi bien des marques haut de gamme que de grands groupes hôteliers à s’établir dans ces cités du futur. Ainsi en est-il du Peninsula à Shanghai, déjà présent à Beijing, qui a ouvert les portes d’un monde raffiné et opulent. Quant à l’Exposition Universelle, elle apporte un coup de fouet encore plus créatif. Laissez-vous donc tenter par un long week-end placé sous le signe du luxe ! Démonstration.
Un retour aux sources
Le séjour démarre sous de très bons auspices. Délicate attention, une Rolls Royce, de la flotte du Peninsula, vient chercher ses hôtes à l’aéroport, leur évitant la longue attente aux taxis, après une nuit en avion.
D’autant plus appréciable, que l’arrivée au petit matin coïncide avec l’ouverture des bureaux et un trafic intense. Il faut compter environ une heure pour arriver à bon port, mais les yeux découvrent avec étonnement gratte-ciel, ponts suspendus, fourmillement de voitures, grappes humaines, avant d’apercevoir, un des symboles de Shanghai, la très kitsch tour de télé (468 mètres) avec ses globes irisés, surnommée la Perle de l’Orient !
L’arrivée au Peninsula est tout aussi majestueuse. Son lobby, (signé Pierre-Yves Rochon, l’architecte designer bien connu en Europe), libre de tout cloisonnement, pour mieux laisser circuler l’air et la lumière, impose son impressionnant espace.
Quant à ses façades élégantes, elles ne déparent pas les immeubles des années 30 du Bund (rénovées depuis quelques années) et se mirent dans la Huangpu River, qui longe l’autre rive, Pudong, avec ses gratte-ciel démesurés, ses brassées de tours de verre.
Bâti sur le terrain de l’ancien consulat britannique, dans le « carré d’or du Bund » (comprenant uniquement les immeubles situés entre le chiffre 1 et 33) le nouveau joyau de la chaîne Peninsula a vu le jour le 18 octobre 2009 sur le Bund. Un emplacement de choix, marquant la différence avec ses concurrents et un retour aux sources, puisque la compagnie possédait entre les années 20 et 48, durant l’âge d’or, 4 hôtels à Shanghai.
N’oublions pas que la culture du luxe remonte au VII avant Jésus-Christ en Chine. Liée à la tradition des Beaux-arts, elle fut entretenue jusqu’au début du XX ème siècle par la classe la plus éduquée.
Aujourd’hui, l’attrait actuel des chinois pour le luxe est le symbole de la Chine flamboyante.
Chambres et suites revisitées dans un style Art-Déco
Les chambres et suites opulentes et raffinées prolongent l’esprit de l’hôtel, revisitant avec glamour et chic le style Art-Déco de l’entre-deux guerres. Imaginez votre suite ouverte de part et d’autres par d’immenses baies vitrées où, de jour comme de nuit, vous observez le ballet des péniches qui glissent d’une manière irréelle sur la Huangpu River. De nuit, telles des lucioles, elles scintillent de mille couleurs.
Meubles en acajou ou en ébène pour tables, chaises et consoles, cuir blanc ou laqué noir pour les bibliothèques, cristal pour pieds de lampes et appliques art-déco, matières précieuses pour tentures, coussins canapés et fauteuils, tout ici respire opulence et élégance. Quelques pièces uniques ponctuent également l’espace. Ici une longue vue pour apprécier le va et vient des bateaux, là une statue animale en pierre qui paresse avec insolence sur la tablette de la cheminée centrale. Celle-ci en marbre noir veinée de blanc complète harmonieusement le salon, pourvu des dernières technologies de pointe.
Des technologies de pointe
Art et innovations techniques restent le leitmotiv de l’établissement. Branchement de son ordinateur, station pour iPod ou iPhone, imprimante, Nespresso, radio, Internet pour choisir sa station du monde préféré, tout est présent sans être visible. Le XXI ème siècle a pris de l’avance.
Autre atout non négligeable, la touche VOIP qui permet de téléphoner gratuitement à l’international ou encore la touche SPA dans la salle de bain qui assure éclairage tamisé et musique d’ambiance pour un bain voluptueux. Tout un programme !
Au petit matin, après avoir dormi confortablement et sans bruit malgré la proximité du Bund, (bravo l’insonorisation triple vitrage!), le petit-déjeuner servi dans la suite, est un must face à cette vue qui se renouvelle sans cesse et dont on ne se lasse pas. Préférez le petit-déjeuner servi en suite ou en chambre, plus intime et plus cosy que dans le lobby, immense et face à l’entrée.
Entre Xintiandi , Nanshi et concession française
Le lendemain, vous irez flânez dans le quartier de Xintiandi. Situé au centre de la ville, hanté par l’héritage culturel et historique de Shanghai, il a été entièrement rénové. Ses « shikumen » maisons traditionnelles, ont été transformées et rénovées, offrant maintenant restaurants branchés, cafés, et boutiques où flâner avant de vous restaurer dans l’ un des meilleurs restaurants de « Dumpling» de la ville : Din Tai Fung.
Puis d’un jet de pierre, à l’aide d’un taxi – très bon marché –direction Nanshi, la vieille ville, où ce qu’il en reste. Au sud vous aurez la partie chinoise la plus traditionnelle et la plus ancienne ; c’est à cet emplacement que se trouvait le village de pêcheurs au XI ème siècle. Avec ses ruelles encombrées, son linge suspendu et ses échoppes où l’on vend de tout, c’est une page de la Chine ancienne que vous parcourrez. A l’extrémité nord, se trouve les jardins Yuyuan. Plus bel exemple de jardins classiques chinois à Shanghai. Autour des jardins s’étend un bazar un brin factice, des centaines d’échoppes, où vous trouverez votre bonheur de produits typiquement chinois.
Pour un retour à la nostalgie du Shanghai des années 30, l’ancienne concession française est un détour obligé. Dans ce Paris de l’Orient au chic absolu, où flotte encore d’une manière infiniment subtile le parfum jasmin /opium, le long des rues bordées de platanes s’égrènent des maisons de colons, devenues aujourd’hui restaurants branchés.
Piscine, fitness ou Peninsula Spa Espa : choix cornélien
En fin de journée, un vrai plaisir de retrouver l’hôtel. La piscine étire sa masse liquide sur 25 mètres, sous une grande verrière, s’ouvrant l’été. Un petit plongeon pour se détendre semble tout indiqué, avant de se laisser aller entre les mains professionnelles au Peninsula Spa siglé Espa.
Partout flotte un parfum signature olfactive de l’hôtel et plus particulièrement au spa.
Un petit salon particulier vous accueille avant de vous faire prendre en charge par des thérapeutes aux mains de fée. Ici, le temps et la rumeur ont rompu les amarres. Massages ayurvédiques, chinois, aromatiques ou bien le Peninsula Shanghai Retreat, dont la particularité est un massage aux bambous, sont autant de bonheurs à essayer à deux. Ici tout a été pensé comme une oasis de sérénité, après le tumulte de la ville.
Vue magique et soirée savoureuse
Le soir prendre un drink au Sir Elly’s avec son bar en terrasse, pour admirer la vue magique de cette ville lumière qui s’anime sous vos yeux et scintille de mille couleurs reste incontournable. Après un verre de Chardonnay, place à la gastronomie : le cantonnais au Yi Long Court ou bien l’international au Sir Elly’s.
Ce soir notre préférence ira au restaurant cantonnais, avec son atmosphère de luxueuse maison de maître, dans un style Art-Déco toujours présent. Parquet en bois sombre, immenses lustres de cristal, touches asiatiques, sobres et chic dans une déclinaison de notes rouges et noires, panneaux en bois peint, et quelques tapis moelleux, apportent la touche finale à une décoration contemporaine.
Mais demain pourquoi pas au Sir Elly’s. Suspendu au 13ème étage, tout en volume et en espace , au décor plus contemporain, ses panneaux de laque rouge, mobilier noir, et mur beige savamment orchestrés, offrent un bouquet de démesure, chic et sobre à la fois, avec toujours ce tableau vivant du Bund face à vous.
Une cuisine délicate et pleine de saveurs
Tous les deux offrent une cuisine délicate où les saveurs confluent vers un seul bol ou une seule assiette. Le chef Taig Chi Keung au Yi Long Court, (8 ans au Peninsula a su mettre en jeu la totalité du spectre culinaire d’une cuisine cantonaise fine et pleine de saveur. Les crevettes à peine cuites dans un bouillon délicat ou le bœuf Da Lian macéré dans le miel et servi avec du riz frit, est une véritable fusion du goût. Quant à Arnauld Berthelier, (Crillon, Alain Ducasse à Monte Carlo ou encore Eugénie les Bains) chef lorrain au Sir Elly’s, il revisite avec brio et créativité la cuisine occidentale, lui apportant fantaisie originalité. Pour exemple la soupe de melon, parsemée de prosciutto fumé et de quelques morceaux de poires, un succulent foie gras, juste croustillant sur le dessus et fondant à l’intérieur, accompagné de câpres frits ou encore son pigeonneau présenté de deux façons, cuisse et pastilla. Un régal ! A ce festival de saveurs, le Péninsula a su s’entourer de vins de qualité en s’associant avec des marques aussi célèbres que Domaine Barons de Rothschild, Croze Hermitage blanc, Delas ou un Chardonnay Californien Sonoma Coast, Keller Estate.
Le retour en Europe, sera plus difficile, après avoir côtoyé les gratte-ciel et le bouillonnement chinois !
Le séjour démarre sous de très bons auspices. Délicate attention, une Rolls Royce, de la flotte du Peninsula, vient chercher ses hôtes à l’aéroport, leur évitant la longue attente aux taxis, après une nuit en avion.
D’autant plus appréciable, que l’arrivée au petit matin coïncide avec l’ouverture des bureaux et un trafic intense. Il faut compter environ une heure pour arriver à bon port, mais les yeux découvrent avec étonnement gratte-ciel, ponts suspendus, fourmillement de voitures, grappes humaines, avant d’apercevoir, un des symboles de Shanghai, la très kitsch tour de télé (468 mètres) avec ses globes irisés, surnommée la Perle de l’Orient !
L’arrivée au Peninsula est tout aussi majestueuse. Son lobby, (signé Pierre-Yves Rochon, l’architecte designer bien connu en Europe), libre de tout cloisonnement, pour mieux laisser circuler l’air et la lumière, impose son impressionnant espace.
Quant à ses façades élégantes, elles ne déparent pas les immeubles des années 30 du Bund (rénovées depuis quelques années) et se mirent dans la Huangpu River, qui longe l’autre rive, Pudong, avec ses gratte-ciel démesurés, ses brassées de tours de verre.
Bâti sur le terrain de l’ancien consulat britannique, dans le « carré d’or du Bund » (comprenant uniquement les immeubles situés entre le chiffre 1 et 33) le nouveau joyau de la chaîne Peninsula a vu le jour le 18 octobre 2009 sur le Bund. Un emplacement de choix, marquant la différence avec ses concurrents et un retour aux sources, puisque la compagnie possédait entre les années 20 et 48, durant l’âge d’or, 4 hôtels à Shanghai.
N’oublions pas que la culture du luxe remonte au VII avant Jésus-Christ en Chine. Liée à la tradition des Beaux-arts, elle fut entretenue jusqu’au début du XX ème siècle par la classe la plus éduquée.
Aujourd’hui, l’attrait actuel des chinois pour le luxe est le symbole de la Chine flamboyante.
Chambres et suites revisitées dans un style Art-Déco
Les chambres et suites opulentes et raffinées prolongent l’esprit de l’hôtel, revisitant avec glamour et chic le style Art-Déco de l’entre-deux guerres. Imaginez votre suite ouverte de part et d’autres par d’immenses baies vitrées où, de jour comme de nuit, vous observez le ballet des péniches qui glissent d’une manière irréelle sur la Huangpu River. De nuit, telles des lucioles, elles scintillent de mille couleurs.
Meubles en acajou ou en ébène pour tables, chaises et consoles, cuir blanc ou laqué noir pour les bibliothèques, cristal pour pieds de lampes et appliques art-déco, matières précieuses pour tentures, coussins canapés et fauteuils, tout ici respire opulence et élégance. Quelques pièces uniques ponctuent également l’espace. Ici une longue vue pour apprécier le va et vient des bateaux, là une statue animale en pierre qui paresse avec insolence sur la tablette de la cheminée centrale. Celle-ci en marbre noir veinée de blanc complète harmonieusement le salon, pourvu des dernières technologies de pointe.
Des technologies de pointe
Art et innovations techniques restent le leitmotiv de l’établissement. Branchement de son ordinateur, station pour iPod ou iPhone, imprimante, Nespresso, radio, Internet pour choisir sa station du monde préféré, tout est présent sans être visible. Le XXI ème siècle a pris de l’avance.
Autre atout non négligeable, la touche VOIP qui permet de téléphoner gratuitement à l’international ou encore la touche SPA dans la salle de bain qui assure éclairage tamisé et musique d’ambiance pour un bain voluptueux. Tout un programme !
Au petit matin, après avoir dormi confortablement et sans bruit malgré la proximité du Bund, (bravo l’insonorisation triple vitrage!), le petit-déjeuner servi dans la suite, est un must face à cette vue qui se renouvelle sans cesse et dont on ne se lasse pas. Préférez le petit-déjeuner servi en suite ou en chambre, plus intime et plus cosy que dans le lobby, immense et face à l’entrée.
Entre Xintiandi , Nanshi et concession française
Le lendemain, vous irez flânez dans le quartier de Xintiandi. Situé au centre de la ville, hanté par l’héritage culturel et historique de Shanghai, il a été entièrement rénové. Ses « shikumen » maisons traditionnelles, ont été transformées et rénovées, offrant maintenant restaurants branchés, cafés, et boutiques où flâner avant de vous restaurer dans l’ un des meilleurs restaurants de « Dumpling» de la ville : Din Tai Fung.
Puis d’un jet de pierre, à l’aide d’un taxi – très bon marché –direction Nanshi, la vieille ville, où ce qu’il en reste. Au sud vous aurez la partie chinoise la plus traditionnelle et la plus ancienne ; c’est à cet emplacement que se trouvait le village de pêcheurs au XI ème siècle. Avec ses ruelles encombrées, son linge suspendu et ses échoppes où l’on vend de tout, c’est une page de la Chine ancienne que vous parcourrez. A l’extrémité nord, se trouve les jardins Yuyuan. Plus bel exemple de jardins classiques chinois à Shanghai. Autour des jardins s’étend un bazar un brin factice, des centaines d’échoppes, où vous trouverez votre bonheur de produits typiquement chinois.
Pour un retour à la nostalgie du Shanghai des années 30, l’ancienne concession française est un détour obligé. Dans ce Paris de l’Orient au chic absolu, où flotte encore d’une manière infiniment subtile le parfum jasmin /opium, le long des rues bordées de platanes s’égrènent des maisons de colons, devenues aujourd’hui restaurants branchés.
Piscine, fitness ou Peninsula Spa Espa : choix cornélien
En fin de journée, un vrai plaisir de retrouver l’hôtel. La piscine étire sa masse liquide sur 25 mètres, sous une grande verrière, s’ouvrant l’été. Un petit plongeon pour se détendre semble tout indiqué, avant de se laisser aller entre les mains professionnelles au Peninsula Spa siglé Espa.
Partout flotte un parfum signature olfactive de l’hôtel et plus particulièrement au spa.
Un petit salon particulier vous accueille avant de vous faire prendre en charge par des thérapeutes aux mains de fée. Ici, le temps et la rumeur ont rompu les amarres. Massages ayurvédiques, chinois, aromatiques ou bien le Peninsula Shanghai Retreat, dont la particularité est un massage aux bambous, sont autant de bonheurs à essayer à deux. Ici tout a été pensé comme une oasis de sérénité, après le tumulte de la ville.
Vue magique et soirée savoureuse
Le soir prendre un drink au Sir Elly’s avec son bar en terrasse, pour admirer la vue magique de cette ville lumière qui s’anime sous vos yeux et scintille de mille couleurs reste incontournable. Après un verre de Chardonnay, place à la gastronomie : le cantonnais au Yi Long Court ou bien l’international au Sir Elly’s.
Ce soir notre préférence ira au restaurant cantonnais, avec son atmosphère de luxueuse maison de maître, dans un style Art-Déco toujours présent. Parquet en bois sombre, immenses lustres de cristal, touches asiatiques, sobres et chic dans une déclinaison de notes rouges et noires, panneaux en bois peint, et quelques tapis moelleux, apportent la touche finale à une décoration contemporaine.
Mais demain pourquoi pas au Sir Elly’s. Suspendu au 13ème étage, tout en volume et en espace , au décor plus contemporain, ses panneaux de laque rouge, mobilier noir, et mur beige savamment orchestrés, offrent un bouquet de démesure, chic et sobre à la fois, avec toujours ce tableau vivant du Bund face à vous.
Une cuisine délicate et pleine de saveurs
Tous les deux offrent une cuisine délicate où les saveurs confluent vers un seul bol ou une seule assiette. Le chef Taig Chi Keung au Yi Long Court, (8 ans au Peninsula a su mettre en jeu la totalité du spectre culinaire d’une cuisine cantonaise fine et pleine de saveur. Les crevettes à peine cuites dans un bouillon délicat ou le bœuf Da Lian macéré dans le miel et servi avec du riz frit, est une véritable fusion du goût. Quant à Arnauld Berthelier, (Crillon, Alain Ducasse à Monte Carlo ou encore Eugénie les Bains) chef lorrain au Sir Elly’s, il revisite avec brio et créativité la cuisine occidentale, lui apportant fantaisie originalité. Pour exemple la soupe de melon, parsemée de prosciutto fumé et de quelques morceaux de poires, un succulent foie gras, juste croustillant sur le dessus et fondant à l’intérieur, accompagné de câpres frits ou encore son pigeonneau présenté de deux façons, cuisse et pastilla. Un régal ! A ce festival de saveurs, le Péninsula a su s’entourer de vins de qualité en s’associant avec des marques aussi célèbres que Domaine Barons de Rothschild, Croze Hermitage blanc, Delas ou un Chardonnay Californien Sonoma Coast, Keller Estate.
Le retour en Europe, sera plus difficile, après avoir côtoyé les gratte-ciel et le bouillonnement chinois !
Juin 2013
Par Katya PELLEGRINO







